AGRICLEAN – Pour une agriculture en harmonie avec l’environnement

AGRICLEAN SARL

 3, rue du Champ de la Vigne F - 74600 Seynod

Tél. 06/ 85 82 01 97 –  0041/022/750 02 30 - Fax +41/022/7500231

www.agriclean-segetis.com - E-mail : Natali@bluewin.ch

 

Voici quelques informations et conseils techniques destinés

 à nos fidèles clients et amis

 

 

1) LISTE ET TARIF 2012

. Comme d’habitude et vu la situation économique peu réjouissante de l’arboriculture française, nous avons essayé de garder les prix les plus bas possibles. Malheureusement certains produits n’échappent pas à des augmentations, parfois assez importantes.

Quelques augmentations (huiles minéraux, produits cupriques) peuvent être expliquées par la spéculation en cours sur les matières premières, mais d’autres n’ont aucune justification. Le Spinosad (Success 4), produit aux Etats Unis avec un dollar au plus bas même vis-à-vis de l’Euro augmente de  presque 10% ; les terpènes de pin (Heliosol, Calanque), produits en France, augmentent de presque 50%. La seule raison est un manque de concurrence et donc une situation de quasi-monopole sur des marchés de niche.

L’Isomate C augmente aussi assez fortement. Dans ce cas c’est une stratégie commerciale de la société Sumi Agro qui veut se concentrer sur le produit Ginko (qui n’augmente pas) et laisser tomber Isomate C. C’est vraiment dommage, car beaucoup d’arboriculteurs français, et notamment les arboriculteurs biologiques, ont des parcelles petites, largement inférieures aux 4-5 ha où la pose de Ginko est recommandée. Dans les petites parcelles la pose d’Isomate C reste à conseiller, pour éviter problèmes en cas d’année à forte pression de Carpocapse. Un compromis possible reste celui de poser le Ginko au centre de la parcelle et protéger les bordures avec Isomate C.         

  

2) SITUATION REGLEMENTAIRE

Comme vous le savez déjà, la BSC italienne et l’extrait de Neem ont été inscrits dans l’annexe 1 européen en 2011. Cela signifie que ces matières actives sont définitivement sauvées et qu’elles seront plus tôt ou plus tard  homologuées aussi en France.

En ce qui concerne la BSC italienne, le dossier d’homologation de la préparation phytosanitaire devrait être soumis en Espagne (zone sud de l’Europe dont la France fait partie) au printemps 2012. Les Autorités françaises ont promis de déclencher une procédure de dérogation (tavelure pommier et poirier) immédiatement après la déposition du dossier. Si tout marche bien, on devrait avoir une dérogation (2 ans maximum, donc le temps d’avoir une homologation définitive) en automne 2012.

Pour les extraits de Neem, la situation est moins claire, mais je pense qu’il faut rester optimiste : du moment que cette matière est inscrite dans l’annexe 1 européen, une homologation en France est seulement une question de temps (et de bonne volonté de la part des pouvoirs publiques).

Je vous rappelle que le Pyrevert (extrait de fleurs de pyrèthre) est aujourd’hui homologuée seulement sur pêcher et prunier contre les pucerons. Il avait reçu une dérogation pour traitements contre pucerons et anthonome sur pommier et poirier en avril 2011, mais cette dérogation s’est terminée le 6 août 2011. Je suis persuadé que la dérogation sera reconduite en 2012, mais il faudra se renseigner.

Même cas pour l’Armicarb (bicarbonate de potassium). La dérogation pour traitement contre la tavelure sur pommier et poirier s’est terminée également le 6.8.2011.

 

 

Comme pour le Pyrevert, on imagine que cette dérogation sera reconduite en 2012, mais pour le moment aucune information n’est disponible. A l’heure actuelle, Armicarb est homologué contre l’oïdium sur vigne et petits  fruits. De toute manière, même en présence d’une dérogation sur tavelure aussi en 2012, il faut rester très vigilant avec l’utilisation de ce produit. Il a une efficacité modeste contre la tavelure (en Suisse l’homologation oblige à le combiner avec une quantité définie de soufre) et il peut provoques des phytotoxicités très importantes. A mon avis, le bicarbonate de potassium doit être réservé aux tous derniers traitements contre la tavelure et ne jamais l’utiliser autour de la floraison.    

 

3) BREF BILAN DE L’ANNEE 2011

L’année 2011 en arboriculture peut être considéré de facile.

Les conditions climatiques ont été très défavorables à la tavelure, qui a été donc maîtrisée assez facilement dans toutes les régions françaises. La BSC italienne reste le produit indispensable pour la lutte contre cette maladie en agriculture biologique.

Les pressions de puceron cendré sur pommier ont été moyennes, mais quelques dégâts assez importants sont à signaler, surtout en Val de Loire. Certains agriculteurs ont négligé le traitement avant floraison avec le Neem. On peut comprendre leur attitude, car le puceron était pratiquement absent au moment de la floraison. Malheureusement, les conditions climatiques sont devenues très rapidement favorables au puceron, qui s’est reproduit à vitesse vertigineuse et n’a été bloqué que partiellement par le traitement avec le neem en post-floraison. Il ne faut pas oublier que le neem agit de manière assez lente (8-10 jours pour être vraiment efficace) et donc il ne faut jamais renoncer au traitement avant fleur avec le neem, même si les pucerons sont peu présents, voire absents dans le verger.

Le Carpocapse n’a pas été un gros souci en 2011 : confusion sexuelle, virus de la granulose, un traitement de Spinosad dans les situations plus difficiles, ont permis de maintenir une situation globalement positive. L’utilisation de Unigeo K s’est confirmée très utile dans les parcelles qui présentent des populations importantes de Carpocapse. Il faut quand même signaler une chose assez étrange qu’on a remarquée un peu partout. La saison a commencé avec beaucoup de captures de Carpocapse dans les pièges. Les vives préoccupations des agriculteurs se sont estompées pendant la saison quand on a finalement noté des attaques très modestes. Tant mieux, mais il serait intéressant de comprendre les raisons de ce comportement assez inhabituel du carpocapse, qui pourrait nous donner des armes pour la lutte future contre ce redoutable insecte

Dans quelques vergers les problèmes d’Hoplocampe ont été assez graves. Pour toute question technique sur ce ravageur mineur voir ma note technique de mars 2011 (si vous ne l’avez pas contactez-moi). Le produit OPLOPLUS (engrais foliaire liquide à base de vinasse de betterave et contenant des extraits végétaux de quassia, d’ail et d’absinthe) a confirmé les bons résultats de 2010. Partout on a remarqué une chute importante de captures d’Hoplocampe après le traitement et un pourcentage de dégâts nettement inférieure aux années précédentes, bien qu’en présence de niveaux de populations similaires. Pour ce genre de produit, le moment d’application est aussi important que le produit: Oploplus doit être utilisé à la dose de 3-4 kg/ha avec un volume important d’eau (800 à 1000 litres) au stade G précoce, c'est-à-dire quand les tous premiers pétales commencent à tomber. Il est conseillé de traiter le matin (présence de rosée) ou lorsque l’humidité atmosphérique est élevée.

Les premières expériences pratiques avec le produit Myco-Sin (argile sulfurée) ont confirmé les bons résultats des stations de recherche dans la lutte contre la gléosporiose (voir ma note technique de septembre 2011) sur pomme et poire. Il faut prévoir 4 traitements en pré-récolte de Myco-Sin à la dose de 6-8 kg/Ha. ATTENTION : pour éviter rares mais possibles mauvaises surprises (ex. rugosité sur Golden) il ne faut  pas combiner ou alterner aux traitements de Myco-Sin des utilisations des produits à base de cuivre. Une fois qu’on commence à utiliser le Myco-Sin il faut absolument arrêter l’usage du cuivre.                

 

4) MYCO-SIN : FINALEMENT UN OUTIL EFFICACE CONTRE LES MALADIES DE CONSERVATION

 

Les maladies de conservation représentent un problème difficile, presque insoluble, dans la production biologique de pommes et de poires. La Gléosporiose (Gloeosporium album, G. perennans,  etc.) en particulier, est la maladie de conservation la plus dangereuse, notamment dans les régions à forte humidité comme le Val de Loire. La situation s’est empirée dans les dernières années avec l’arrivée des nouvelles variétés de pomme résistantes ou tolérantes à la tavelure mais très sensibles à la Gléosporiose : Topaz, Santana, Pinova. Gold-Rush ……...

La thermothérapie (plonger les pommes pendant 2-3 minutes dans l’eau chaude à 50-52° C.) peut bloquer assez bien le développement du pathogène. Les désavantages de cette technique sont représentés par son importante consommation d’énergie et par ses hauts coûts d’investissement et d’organisation.

Dans les dernières années plusieurs produits biologiques ont été testés contre la Gléosporiose dans plusieurs pays européens. Les chercheurs suisses, allemands, italiens ou français ont essayé aussi bien de produits en post-récolte (produits oxydants comme Jet5, eau oxygénée, thé vert, thé de prêle, l’ozone, les eaux électrolytiques……) que de traitements pré-récolte avec des produits très variés : la levure antagoniste Aureobasidium pullulans, le KBV-Lactopéroxidase, le Calcium-polysulphurique, le cuivre, le calcium-Chloride…...

Le seul produit qui a démontré une efficacité intéressante, comparable à la thermothérapie, a été le Myco-Sin, un produit allemand à base d’argile sulfurée, déjà connu pour d’autres utilisations en arboriculture et en viticulture.

La station de recherche de la Morinière a effectué des essais en France en 2010 et a pu confirmer l’efficacité de Myco-Sin contre la Gléosporiose (limitation du développement de l’ordre de 19 à 48% en comparaison du lot témoin en fonction de la date de récolte). 

Le produit est efficace aussi sur poire, comme le démontrent les essais Interreg 2009-2010 effectués par le FIBL et par les Chambres d’Agriculteurs des Savoie en France et en Suisse sur la variété Beurré Bosc. Dès début juillet, 4 applications de Mycosin (5 kg/ha) + Soufre mouillable (2 kg/ha) ont été comparées à 4 applications de Cuivre (50g/ha de cuivre métal) + Soufre mouillable (2 kg/ha). Après la récolte, effectuée le 3 septembre, les fruits ont été entreposés au froid, sans CO2, pour accélérer l’apparition des maladies. Les mesures ont été effectuées le 21 janvier sur les fruits mis en frigo normal (0°C/ 98% d’humidité). Avec près de 30% de dégâts sur les Bosc traitées au Cuivre + Soufre contre seulement 3 % sur les fruits traités au Mycosin + Soufre cet essai a confirmé l’efficacité de Mycosin contre les maladies de conservation et en particulier la Gléosporiose.

Recommandations pour l’utilisation pratique de Myco-Sin - Pour lutter contre la Gléosporiose les traitements avec Myco-Sin doivent commencer environ 6 semaines avant la récolte ; il faut prévoir au-moins 4 traitements à la dose de 4 kg/ha/mètre d’hauteur de la canopée (en France calculer 0,5% ou 6-8 kg/ha). Myco-Sin étant un produit à effet mécanique, il faut renouveler le traitement dès que la pluviométrie dépasse 20mm.

 

Attention - Myco-Sin est très actif contre la Gléosporiose, mais malheureusement il n’a pas montré pour le moment une efficacité suffisante contre d’autres maladies de conservation (Botrytis, Monilia, Sooty Blotch ……)  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5) NEMATODES ET CARPOCAPSE

 

Les nombreux essais menés dans les dernières années dans tous les pays européens nous permettent de mieux comprendre la physiologie des nématodes et de pouvoir donner des conseils de plus en plus précis sur leur utilisation en verger.

Un traitement d’automne avec le nématode Steinernema carpocapsae (Nemasys C) peut baisser de manière importante (jusqu’à 50%) le nombre de larves hibernantes de Carpocapse.  Des essais français effectués en 2008 ont même signalé une mortalité de larves de Carpocapse de 70-80% 14 jours après la récolte.

Le problème reste toujours le même : on peut avoir d’excellents résultats avec cette technique seulement si les conditions sont optimales au moment du traitement.

Voici les toutes dernières recommandations sur le bon traitement avec les nématodes pour la lutte contre le Carpocapse:

-         Période de traitement : les nématodes étant plus efficaces contre les larves que contre les pupes de Carpocapse, il faudrait idéalement traiter une fois la récolte terminée. Dans la pratique il faut trouver un bon compromis entre la fin de la récolte et des températures qui puissent permettre aux nématodes d’être encore actifs.

-         La température doit être comprise entre 15° et 35° C au moment de l’application ; Steinernema carpocapsae est moins actif sous les 15° C et devient totalement inopérant avec des températures inférieures à 10° C. La température idéale pour le traitement se situe entre 20 et 25° C.  

-         Il est impératif de traiter immédiatement après une pluie ou sous aspersion (10 mm/jour) et que le sol soit maintenu très humide au moins dans les 7-8 heures successifs au traitement. L’irrigation peut remplacer la pluie, mais de très gros volumes d’eau sont nécessaires. Traiter quand l’humidité relative est élevée : le matin ou le soir. Eviter de traiter en présence de vent, qui va normalement raccourcir la période d’humidité. L’utilisation d’adjuvants ne peut pas remplacer la pluie ou l’irrigation. La présence d’une couverture du sol (copeaux de bois, engrais vert…..) peut améliorer l’efficacité du traitement en conservant mieux l’humidité dans le sol.

-         Le conseil normal est de traiter seulement la base de l’arbre. Toutefois des essais allemands ont mis en évidence que de nombreuses larves de Carpocapse avaient pu passer l’hiver sur les fruits attaqués par la Moniliose et donc dans ce cas il aurait été indispensable de traiter l’arbre entier.

-         Les nématodes n’aiment pas les rayons UV, donc prévoir le traitement au crépuscule ou ajouter un produit de protection contre les UV.

-         Dose : 1 barquette (= 1,5 milliards de nématodes) par hectare avec 1500 L/ha minimum

-         Enlever les filtres inférieurs à 0,3 mm, pression inf. à 15 kg, buses sup. à 0,5 mm

 

En résumant, l’agriculteur doit décider cas par cas le bon moment et les meilleurs techniques de traitement, sur la base de la situation agronomique et climatique de chaque parcelle, essayant de trouver le meilleur compromis entre les nombreuses contraintes mentionnées plus haut.

N’oublions pas qu’une bonne utilisation des nématodes à l’automne garantit non seulement une forte diminution de la sortie d’adultes de Carpocapse au printemps suivant, mais aussi une meilleure efficacité de la confusion sexuelle et une diminution des risques de résistance au virus de la granulose.   

 

Le prix H.T. pour cette campagne est de 145,00 Euro/barquette, franco arrivé pour une commande d’au moins 3 barquettes à la même adresse di livraison. Le prix est donc de 145 Euro/Ha. 

 

 

6) PHYTOPTE SUR POIRIER

 

Nous conseillons toujours un traitement post-récolte avec du soufre (Aminosoufre à 20 kg/Ha) sur poirier, en cas de présence de phytopte (Eriophyes piri). Aminosoufre est proposé en fûts de 25 kg au prix H.T.de Euro 4,50/kg (Euro 3,95/kg pour commandes d’au moins 300 kg)

 

Nous vous remercions d’avance de remplis le talon ci-joint et de nous l’envoyer par la poste ou par fax ou par e–mail aux adresses de Agriclean (bien entendu vous pouvez aussi nous communique votre commande par un simple appel téléphonique)

 

 

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