AGRICLEAN – Pour une agriculture en harmonie avec l’environnement

AGRICLEAN SARL

 3, rue du Champ de la Vigne F - 74600 Seynod

Tél. 06/ 85 82 01 97 –  0041/022/750 02 30 - Fax +41/022/7500231

www.agriclean-segetis.com - E-mail : Natali@bluewin.ch

 

 

 

 

 

 

RONGEURS EN ARBORICULTURE

 

 

     En France et en Europe, plusieurs espèces de rongeurs posent de problèmes en agriculture. Une très grande partie des dégâts signalés en arboriculture sont attribuables aux rongeurs de prairies. Ils rassemblent plusieurs espèces de campagnols, parmi lesquelles les plus redoutables pour les vergers sont :

1)    Campagnol des champs (Microtus  arvalis) – On le rencontre dans presque toute la France, sauf en Bretagne, dans le Midi méditerranéen et une partie du Sud-Ouest ; il est particulièrement abondant dans la zone médiane du pays, allant de la Vendée-Charentes à la Franche-Comté-Lorraine.  Il vit dans les champs cultivés, en particulier dans les prairies naturelles et artificielles, dans les friches et les talus. Les campagnols des champs vivent en petites colonies ; leurs terriers sont parsemés de petits trous de sortie et de coulées d’un trou à l’autre (sorte de rigole creusée en surface). Les trous de sortie ne sont pas rebouchés car le campagnol des champs sort régulièrement pour s’alimenter. Son régime alimentaire comprend toutes sortes de plantes sauvages ou cultivées. Il peut faire des dégâts dans les céréales en herbe  ou à l’épiaison, dans les plantes sarclées, dans les prairies artificielles (luzernes) et occasionnellement  dans les cultures fruitières en hiver. Dans ce dernier cas, il ne faut pas confondre ses dégâts, localisés au collet des arbres, avec ceux du Campagnol provençal ou du Campagnol terrestre, commis plutôt sur les racines et seulement parfois sur le collet.

Le campagnol des champs, trou de sortie et galeries

 

 

2)    Campagnol provençal (Microtus duodecimcostatus) – Il sévit dans toute la région méditerranéenne mais on peut le rencontre aussi dans le bassin toulousain jusqu’en Dordogne. De mœurs essentiellement souterraines, il se nourrit de racines avec une préférence pour les légumineuses. Dans les milieux cultivés, il s’attaque à une gamme très étendue de plantes qui va des arbres fruitiers aux cultures légumières, en passant pour de nombreuses cultures porte-graines. Les types de dégâts observés sont de trois sortes : écorçage des racines des arbres fruitiers ; écorçage du collet des arbres fruitiers ; consommation totale de racines de légumes ou de porte-graines.

3)    Le campagnol le plus dangereux pour l’arboriculture est sûrement le campagnol terrestre (Arvicola terrestris). On le trouve surtout dans les prairies de moyenne altitude : Franche-Comté, Auvergne-Limousin, Savoie et Pyrénées centrales, ainsi que dans quelques autres régions voisines (Lorraine, Bourgogne ….) où il est plus disséminé.  Cet animal a une vie presque entièrement  souterraine, ne sortant qu’exceptionnellement de ses galeries. Le campagnol terrestre vive en couple, avec ou sans descendants. Il creuse ses galeries avec les dents, propulse la terre en arrière avec les pattes, puis la pousse avec la tête vers la surface pour former des buttes de terre. Les rejets de terre du grand campagnol ont une forme irrégulière, souvent aplatie (maximum 25 cm de hauteur).  La galerie d’évacuation, souvent oblique, est obturée sur toute sa longueur par un bouchon de terre, située à la périphérie du monticule. Le campagnol terrestre rebouche très rapidement (en moins d’une heure) tout orifice fait dans ses galeries. Cette particularité permet de prouver avec une bonne fiabilité si un terrier est occupé par des campagnols.  

        

Le campagnol terrestre, trou de sortie et galeries

 

 

Dans les prairies, le campagnol terrestre ronge les parties souterraines de la plupart des plantes avec une préférence  pour le pissenlit, le trèfle, la luzerne. Dans les grandes cultures, il s’attaque surtout aux pommes de terre et aux betteraves et, dans les cultures légumières, il peut causer des dégâts importants aux carottes, laitues, asperges. Dans les vergers, les jeunes arbres, surtout les pommiers et les pruniers, ne sont pas épargnés. Ses galeries suivent fréquemment les lignes de plantations ; l’axe radiculaire est taillé en pointe, comme un crayon (caractéristique de ce ravageur) provoquant la morte rapide de l’arbre. 

 

 

LA TAUPELa taupe est un animal bien utile. En effet elle est carnivore et mange des vers de terre, des limaces mais aussi des larves et des adultes de nombreux insectes qu’elle récolte dans ses galeries. La taupe n’utilise pas des végétaux, herbes ou feuilles sèches, que pour garnir les chambres de repos ou de reproduction. Le seul problème est que la taupe fait un travail de pionnier fort utile aux campagnols qui utilisent volontiers ses galeries.

 

 

MOYENS DE LUTTE

1)    Ecologie du Paysage et lutte préventive

L’écologie du paysage, nouvelle science qui s’intéresse à la dynamique spatio-temporelle des composantes biologiques, physiques et sociales des paysages naturels ou cultivés, peut nous permettre une meilleure compréhension du fonctionnement des populations animales et en particulier celui des populations de prédateurs et de parasites.

Les concepts de l’écologie du paysage (rôle des bordures et des corridors, connectivité entre les parcelles, aires de remplacement, zones de refuges, etc.) trouvent des applications pratiques très intéressantes dans la lutte contre les rongeurs en arboriculture. Elles seront de nature essentiellement préventive et pourront aboutir à des stratégies efficaces aussi bien avant la plantation que pendant toute la production. Parmi les réponses importantes que l’écologie du paysage peut apporter à la lutte contre les rongeur on peut citer entre autres :

 

-         Choix de l’environnement global du verger à l’échelle régionale, d’un paysage et des parcelles contiguës

-         Principes d’aménagement des zones périphériques

-         Méthodes de prévision des phases d’abondance des campagnols

-         Choix des plantes appétentes ou répulsives vis-à-vis des campagnols

-         Protection des auxiliaires naturels

 

L’écologie du paysage étant une de nos compétences – je suis charge du cours « Ecologie du paysage agricole » auprès de la Haute Ecole du Paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève – nous serons ravis d’étudier avec vous tout projet de lutte préventive contre les rongeurs à l’aide du nouvel angle d’attaque représenté par l’écologie du paysage.

 

 

 

 

 

 

 

 

2)    Lutte curative avec piégeage

Plusieurs essais comparatifs ont montré la nette supériorité du piège suisse Topcat, à la fois simple, fiable et au déclenchement extrêmement sensible.

 

Placement du piège Topcat

 

 

 

-         Pour trouver une galerie de campagnol, enfoncez votre sonde de 10 à 15 cm, tous les 5 cm, dans les environs immédiats d’une taupinière fraîche.

-         Il suffit d’un à deux pièges par terrier de campagnols

-         A l’aide la tarière, faites prudemment un petit trou à la verticale. Dégagez bien les orifices de la galerie ; t rassemblez la terre molle tombée dans le terrier vers le milieu du trou de piégeage et écrasez-la

-         Placez le piège Topcat encore fermée dans l’orifice de piégeage de telle manière que le passage du piège corresponde le mieux possible à la direction de la galerie. Bien tasser la terre autour du piège ; tendez le piège et marquez l’endroit clairement.

-         Il n’y a pas besoin d’appâter les pièges pour capturer les campagnols terrestres et les taupes. Par contre la capture des campagnols des champs est bien plus aisée en utilisant un petit bout de pomme ou de carotte enfilé sur le déclencheur supérieur.

-         Si le piège est déclenché, élargissez d’abord l’orifice du piégeage en inclinant le piège de tous les côtés. Puis retirez prudemment le piège et videz-le. Replacez le piège dans le même orifice de piégeage. Répétez l’opération jusqu’à ce que le piège ne soit plus déclenché. Retirez alors le piège et marquez le trou d’une baguette. Si après 2 heures d’attente, le trou n’est pas refermé, il n’y a plus de campagnols terrestres dans la galerie.

-         Lorsqu’un piège a été bourré, on peut le replacer au même endroit après l’avoir vidé et avoir bien dégagé la galerie. Faites attention à ce que la terre soit refermée de manière hermétique autour du piège.

-         La taupe et les campagnols disposent d’un odorat extraordinaire mais ne craignent pas l’odeur de l’être humain. Ils n’apprécient pourtant pas les odeurs étranges telles que les détergents, le fumier ou les parfums. Nettoyez régulièrement les pièges à l’eau bouillante. Stockez les pièges dans un endroit sans odeurs.    

 

Piège Topcat et ses accessoires

 

-         A gauche : Tarière – Permet de faire un trou propre afin de placer le piège Topcat dans la galerie

-         Au centre : Sonde – Pour localiser les galeries

-         A droite : piège Topcat

 

 

3)    Lutte curative avec l’appareil Rodenator

On parle beaucoup en France de cette machine d’origine américaine, qui est sensée faire exploser les galeries des rongeurs et beaucoup d’agriculteurs l’ont acheté récemment. Déjà en 2007 l’Institut de Laimburg en Italie avait présenté ses essais avec cette machine sur plusieurs années et montrés clairement que le Rodenator n’avait aucune efficacité contre les campagnols. Le même constat avait été fait par plusieurs instituts allemands et pourtant an Allemagne plus de 100 machines avaient été déjà vendues en 2007. L’idée de la machine est sûrement intéressante et captivante pour les agriculteurs confrontés à des pressions énormes de rongeurs, mais les études scientifiques montrent que l’efficacité du Rodenator est nulle contre les campagnols (ou alors les campagnols français sont différents des campagnols allemands et italiens…….).

 

4)    Utilisation des tourteaux de ricin

J’étais sceptique aussi sur l’efficacité des tourteaux de ricin contre les campagnols. Les essais menés par les GRAB ont montré une certaine activité répulsive de ces tourteaux contre les taupins, mais contre les campagnols il n’y a pas d’étude sérieuse avec ce produit. Quelques agriculteurs l’utilisent et semblent remarquer une certaine efficacité après trois-quatre ans d’utilisation (difficile de dire si la baisse de dégâts observée dans ces vergers soit due au produit ou soit plutôt liée aux cycles de pullulation du campagnol). Du moment que le tourteau de ricin représente un bon amendement 100% végétale avec une formule fertilisante 4,5/2/1,4 (et donc il ne représente pas un produit de plus à utiliser) il me semble intéressant de le conseiller en complément de pratiques préventives basées sur l’écologie du paysage et de la lutte par piégeage (voir plus haut). Il faut être conscient que le produit doit s’utiliser pour plusieurs saisons, si l’on veut espérer une certaine efficacité.  Plusieurs formulations de tourteaux de ricin sont disponibles ; nous conseillons d’utiliser le produit en pellet, un peu plus cher du produit en poudre, mais plus facile à utiliser. En ce qui concerne les doses d’utilisation, chacun a sa recette personnalisé, mais on peut toutefois indiquer deux stratégies. Pour les vergers très infestés de campagnols il faut une action de choc basée sur 2 t/ha en 3 apports/année. Pour les situations encore sous contrôle, je pense qu’une seule application au printemps de 500 kg/Ha devrait être suffisante.

 

 

Si l’un ou l’autre des produits mentionnés dans cette note technique vous intéressent, nous vous remercions d’avance de remplir le talon ci-joint et de nous l’envoyer par la poste ou par fax ou par  e–mail aux adresses d’Agriclean (bien entendu vous pouvez aussi nous communique votre commande par un simple appel téléphonique : 06/85 82 01 97)

 

 

Je commande :

 

 

 

 

 

25 kg) au prix H.T. de E. 425,00/tonne + frais de transport

 

 

Adresse de livraison :

 

 

 

 

 

Adresse de facturation (si différente de l’adresse de livraison) :

 

 

 

 

Date :                                                                         Signature