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Drosophila Suzukii

Page élaborée à partir de la note nationale (PV)

Description

Drosophila suzukii est un petit diptère (mouche) ressemblant beaucoup à notre drosophile commune (mouche du vinaigre) Drosophila melanogaster. Les critères de reconnaissance des adultes sont :
Pour le male : deux taches sombres sur les ailes et deux taches sombres sur les tarses antérieurs.
Pour les femelles : des dents sur l'ovipositeur. (visible avec une loupe binoculaire.)
Voir les détails sur la fiche canadienne décrivant l'insecte

Evolution du ravageur

Originaire d'Asie, il est en train de coloniser rapidement l'Amérique du nord et l'Europe.
Détecté en corse en 2009, il est présent dans de nombreuses stations du Sud Ouest et de la vallée du Rhône en 2010.
En 2011 il a causé d'importants dégâts dans toute la moitié sud de la France sur de nombreuses espèces.
De grosses pertes de récolte ont été observés sur cerise dans la vallée du Rhône et sur petits fruits (fraises framboises mures…) dans tout le sud jusqu'en région Lyonnaise.
Des dégâts moins importants sont observés sur abricots et pêches. L'insecte est maintenant présent dans la casi totalité des régions du nord de la France.
En 2012 Drosophila suzukii a été plutôt discrète.
En 2013, les dégâts sur fraises, framboises, myrtilles, mures et cerises tardives sont en augmentation.
En 2014, on déplore une explosion des attaques dans de nombreuses régions. En plus des espèces classiquement attaquées cerises et petits fruits, on observe pour la première fois les dégâts importants sur abricots et mirabelles.
En 2015, Attaque début de saison sur cerises burlat, une période chaude au mois de juin limite l'intensité des attaques permettant une année moins difficile que 2014.
En 2016, Forte présence de l'insecte tout au cours de la saison. La précocité des attaques, est à mettre en relation avec l’absence de froid l'hiver.
Dans les régions chaudes et sèches les dégâts se sont limités au début de saison.
Dans les régions ayant subis, des périodes pluvieuses et orageuses en mai,juin,on déplore de lourdes pertes en particulier sur cerisiers.
La pression a été encore augmentée par l'interdiction du diméthoate en agriculture conventionnelle. Dans certains secteurs de départements (Rhône, Loire, Ardèche…) des parcelles de cerisiers ont été contaminées à 100%.
La pression a ensuite baissée à partir de fin juillet, en relation avec une période sèche.

Biologie

Les connaissances de la biologie de Drosophila suzukii sont encore à confirmer.

D.suzukii hiverne sous forme d'adultes, les femelles étant fécondées avant la période hivernale.
Le cycle débute au printemps dès que les premiers fruits sont disponibles.
Le cycle est court, 13 générations peuvent se succéder.
D.suzukii est très polyphage, de nombreuses espèces sont susceptibles d'être attaquées(Fraises, framboises, cerises, mûres, myrtilles, raisins, pêches, nectarines,…).
l'insecte est attiré par les couleurs rouge et violet mais on a observé des pontes dans des fraises en tout début de maturité. Grace à la scie de son ovipositeur la femelle peut pondre dans des fruits en début de maturation.
La durée du cycle variable en fonction de la température va de 9 à 30 jours. La femelle pond 1 ou plusieurs oeufs par fruits.Une femelle pond environ 300 oeufs. l'éclosion a lieu 1 à 3 jours après, la larve se développe pendant 3 à 13 jours à l'intérieur du fruit causant les dégats. la pupe se forme à l'extérieur du fruit, 3 à 15 jous plus tard l'adulte sort de la pupe. l'insecte semble très mobile et parait se déplacer rapidement d'une parcelle à l'autre.

Pour en savoir plus video de la conférence de Trente

www.fruitsbiopartage.net_piege1.jpg

Piège utilisé aux USA.

Suivi des populations

La pose de piege dans les parcelles permet de détecter la présence et le début du vol. De nombreux types de pièges peuvent être utilisés : MacPhail, Maxitrap, Droso-trap… mais un piege artisanale (bouteille coupée en 2 et goulot retouné dans la partie inférieure ou simple gobelet percé avec couvercle) est suffisant.
Les Attactifs:

Attractifs artisanaux
(changer la solution chaque semaine)
Mélange 1
: 3/4 tasse de sucre, 1 sachet de levure + 1 litre d'eau.
Mélange 2 : 400 ml de vinaigre de cidre de pomme + 2 gouttes de savon inodore + au choix : [ 70 ml d'éthanol 95% * + 530 ml d'eau ] OU [ 600 ml de vin ].
Mélange 3
: Vinaigre de cidre de pomme + eau + 2 gouttes de savon inodore.

La couleur rouge est donnée comme la plus attractive. Mon expérience me fait dire que la couleur n'a aucune importance.
Suspendre le piège à 1 m du sol.

Les pieges seront relevés et la solution attractive renouvelée 1 à 2 fois par semaine.
De nombreuses espèces de drosophile peuvent être présentes. La détermination nécessite une loupe binoculaire.Voir la
fiche PV décrivant l'insecte.
Actuellement aucun seuil n'est connu.
Malheureusement le piégeage massif a montré ses limites. Les drosophiles sont attirées dans les zones de piégeage et lorsque le fruit devient plus attractif les contaminations sont plus importantes dans les zones de piégeage. Des stratégies “push-pull” pourraient être une alternative intéressante.

Piste pour la protection

Mesures prophylactiques

Pour les espèces à récolte étalée (framboises, fraises, mures), il est recommandé de ne pas trop espacer les cueillettes (exple 2 jours pour les framboise).
Les attaques étant plus forte à l'intérieur de la végétation, D. suzukii préfère les endroits dont l'humidité est forte et ou la température est modérée, il est recommandé d'aérer la plus possible les plants.

Il est primordial de ne pas laisser des fruits en surmaturité ou infesté sur les plants ou au sol.
Pour les détruire soit par la chaleur (sous des baches) ou dans des containers hermétiques.
Ne pas enterrer les fruits infestés, les larves peuvent survivre dans le sol même à plus de 20cm de la surface(source : A Dreves Oregon).
Dans tout les cas bien nettoyer les abris en fin de culture. Cet hiver on n'a pas piégé de D.Suzukii dans les serres vides.

En fraise et framboise, en cas de fortes attaques il peut être intéressant de faire “récolte à blanc” pour assainir la situation. Sous abri maintenir une température <35°C 45°C> peut assainir la situation.
En verger de cerisiers ne pas laisser de fruits sur les arbres.

Piste pour la lutte

Il n'y a pas actuellement de recul suffisant pour élaborer une stratégie fiable et satisfaisante.

Dans tous les cas la lutte préventive dès la présence du ravageur est à privilégier.

Méthode alternative

La mise en place de piégeage massif peut être une solution prévoir 250 pièges/ha.
Le piégeage massif a malheureusement montré ses limites.
Sous abri on a remarqué que les serres protégées avec des filets anti insectes pour lutter contre le trips n'avaient pas été infestées. Cette méthode peut être intéressante dans des abris non contaminés.
En culture sous serres de petits fruits, la pose de filets insecte proof a confirmé son efficacité, le coût et d'environ 500€ par petit tunnel ( 2x 150€ pour les portes + 200€ pour les cotés) Des répulsifs à base d'ail (Envirepel…) peuvent être testés.
Ajouter vos suggestions.

intervention phytosanitaire

Les solutions existantes ne sont pas neutres vis à vis de l'environnement.

A court terme, ce type de lutte pourrait permettre de limiter les attaques, mais les possibilités importantes de mutation de ce type d'insecte risque de conduire très rapidement à des résistances.
L'utilisation d'insecticides à large spectre, en détruisant la faune auxiliaire risque de ralentir la mise en place d'une régulation naturelle de D.suzukii.

Sur toutes les espèces fruitières,
Sans présager des autorisations ou dérogations qui pourront être accord être accordées et de l'inscription pour cet usage dans les cahiers des charges bio, deux familles de produits semblent être actif sur D.suzukii : Les spinosynes avec le Success (m.a. spinosad).
Les pyrethres.
Les premières expérimentations montrent une meilleure efficacité du Success par rapport aux pyrèthres.
Ces produits à large spectre d'action ne sont pas sans effet sur la faune auxiliaire et en particulier sur les hyménoptères.
Il conviendra de limiter au maximum leur utilisation.

Régulation naturelle

D.suzukii n'a actuellement pas de prédateur ou parasite efficace en Europe

Néanmoins des observations réalisées par la chambre d'agriculture du Limousin donnent de l'espoir pour des possibilités de limitation des populationsobservations du limousin.
Le Laboratoire UMR CNRS 5558 - LBBE “Biométrie et Biologie Évolutive” UCB Lyon 1 dirigé par Fabrice Vavre travaille depuis de nombreuses années sur les drosophiles et leurs parasites.
En 2011 l'équipe de Patricia Gibert a commencé à étudier D. suzukii.
Une meilleure connaissance de ce ravageur amènera peut être des pistes pour trouver des solutions.
En Asie, de nombreux hyménoptères parasitoïdes assurent la régulation des population de D.Suzukii. Parmi eux Asabora japonica parasitoïdes de larve de drosophile très polyphage a une très grande activité. Il n'est malheureusement pas présent en Europe.
Le CNRS a étudié en laboratoire le potentiel des hyménoptères parasitoïdes actif sur Drosophila melanogaster à parasiter D. suzukii.
Le potentiel est soit nul soit extrêmement faible.
Les parasitoïdes ont la capacité d'évoluer pour contourner les résistances de leurs hôtes et de s'adapter à de nouveaux hôtes.
S'ils ne sont pas détruits systématiquement par des pesticides une régulation naturelle de D.suzukii par des parasitoïdes ou d'autres auxiliaires bien qu'hypothétique est possible. 1)

1) Ressources : compte rendu du ctifl réunion de Trente décembre2011.
Philippe Massardier Sicoly.
Le Laboratoire UMR CNRS 5558 - LBBE “Biométrie et Biologie Évolutive” UCB Lyon 1
 
drosophila_suzukii.txt · Dernière modification: 2017/04/04 06:13 par fruitsbioadmin     Haut de page
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